Il chuchotte à ton oreille,
dés le mois de septembre.
L’été peu à peu se cambre:
bientôt la fin de sa veille..
Larmes faites de pluies,
sanglots de neiges.
Prépare toi à ses pièges,
ou si tu le peus, fuis !
Colère faite de nuages,
du ciel plus rien ne dévoile,
il veut cacher les étoiles,
pour mieu montrer ses orages.
Il rend les lèvres sèches,
statufie les orteils et les doigts.
Sa salive est faite de froid
et voilà qu’elle te lèche..
Il irrisse les poils de tes bras
et change maintenant ta couleur,
du blanc tu passes à la rougeur.
Oui il est plus puissant que tu ne le crois.
Il est l’assassin des sans abris,
l’angoisse des éternels frileux.
Il est le rapprochement des amoureux :-)
et le temple des maladies aussi :-| .
Il est l’ennemi de la chaleur ,
la bénédiction des pudiques,
l’excuse bon marché des alcooliques,
mais aussi l’inspiration des réveurs..
Le voilà sortant de ta bouche,
recouvrant bientôt le sol et les toits.
Allant même jusqu’à fleurter avec toi .
Prend garde, il pique si tu le touche!
Il fait claquer des dents,
et fait pleurer les yeux,
rend les tristes malheureux,
et fait grimacer les passants…
Pourtant,
il faudrait aimer l’hivers,
comme on aime le printemps et l’été,
car ils sont là chaque année,
et ça on ne peut rien y faire…
On a envie de rien,
surtout pas de sortir de son lit,
en plus dehors ya un temps de chien
et les putains d’oiseaux crient!
On s’demande ce qu’on va faire de sa vie,
et on slève avec peine le matin,
avec l’impression que tout rime avec mélancolie,
et en plus ça y est.. ya plus de pain..
La volonté ont l’a chiée,
et en tirant sur la chasse d’eau ,
l’est partie dans le fond du cabinet,
sans plus faire de vieux os..
On s'dit qu’au fond la liberté,
faut l’acheter en trouvant du boulot,
payer la bouffe, les factures, le loyer,
et chantonner metro boulot dodo.
Les journées ressemblent à des tartines,
mais ya pas toujours du beurre ou dla confiture,
alors on les mâche comme la routine,
sont secs en bouche et à avaler c’est dur…